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Quand Strasbourg s’offre un sapin de Noël à 150 000 €
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Article mis en ligne le 11 décembre 2017
par Ni dieu ni maître
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Le sapin de Noël destiné à décorer la place Kléber à Strasbourg aurait coûté 150 000 € cette année selon cette information :
http://www.rtl.fr/actu/insolite/strasbourg-s-offre-un-sapin-de-noel-a-150-000-euros-7754046694

Que ce soit encore plus ou un peu moins n’a plus trop d’importance au vu des éléments abordés plus bas.
3 arbres ont dû être abattus car les 2 premiers ont posé problème ; enfin, les arbres en eux-mêmes n’y sont pas pour grand-chose, c’est ce qu’ils diraient s’ils pouvaient parler. Ils diraient aussi d’autres choses…

Dès que le premier sapin s’est brisé en forêt de Moussey (88) alors qu’on tentait de le placer sur la remorque du camion qui devait l’acheminer à Strasbourg et qui a été endommagée, une abondante communication a été produite par la presse destinée au grand public.
Par exemple : http://www.estrepublicain.fr/actualite/2017/10/23/le-sapin-de-noel-de-strasbourg-a-casse
L’Office National des Forêts, chargé d’une partie des opérations (avec un service de la ville de Strasbourg), par le biais de son service de communication de la direction Est, a cru nécessaire de transmettre en "urgence" un message d’information à tous les personnels, pour la plupart évidemment non concernés.
Voir toute cette agitation sur un tel sujet lorsque qu’on pense parallèlement à ces gens aux familles disloquées qui sont à la rue, à ceux qui ont faim, de chez nous ou d’ailleurs, bien souvent pour toujours les mêmes raisons de malversations politico-économiques, amène à se demander quel est le sens d’une telle communication, et même d’une telle action comportant de surcroît manifestement des risques.
La plaisanterie est devenue franchement douteuse lorsqu’on a appris que le second sapin de remplacement coupé avait bien été acheminé sur place à Strasbourg, depuis la forêt de Moussey, mais avait dû en être évacué parce que fissuré et que personne ne voulait assumer le moindre risque.
On pensait déjà au coût de la première opération ratée, mais là, avec à nouveau les 2 grues, le camion semi-remorque, la main-d’œuvre au départ et à l’arrivée, on pouvait se dire que cette histoire de sapin de Noël coûterait cher…
Nouvelles communications, dont celle de l’ONF à son propre public intitulée "La sapin de Noel de Strasbourg/ acte 3 !!!"
La mauvaise pièce tourne alors au cauchemar à tel point qu’on ne semble plus savoir quel est le genre (grammatical) de "Sapin" et comment prononcer ce mot "Noel" qui finit par ressembler à une malédiction…
Et puis ce triple point d’exclamation représente-t-il le ton satisfait à peine caché qu’emploient ces journalistes odieusement heureux d’annoncer un "scoop", fût-il désespérant ?
Il fallait donc un troisième sapin !
Nous sommes en France où on peut dépenser des sommes considérables et même (faire) prendre des risques pour d’outrancières futilités, tout en acceptant que le métier de forestier, comme beaucoup d’autres, perde tout son sens pour le plus grand bien du monde des affaires tout en acceptant que d’autres souffrent et meurent injustement.
Ce monde-là est écœurant et il est temps d’y renoncer tant que faire se peut. Ceci n’était qu’un petit exemple bien modeste, il y a tellement pire par ailleurs...
Une affaire qui aura coûté des dizaines de milliers d’Euros qui n’auront pas profité à ceux qui en auraient bien besoin pour des questions vitales.
Le premier sapin devait être plus grand que jamais et donc peser plus lourd : toujours plus grand, comme la nouvelle tour de Babel à Dubaï. Mais ce sapin a finalement tout de suite dit ce qu’il avait à dire : voilà où mène la démesure.
On verra pour ce qui concerne Dubaï…En attendant, on a tout de même revu à la baisse les ambitions de Noël car le troisième sapin semble un peu plus modeste en taille ; il pourrait l’être encore beaucoup plus.
Si une responsabilité de la réaction des 2 premiers sapins n’est très probablement pas à chercher parmi les personnels chargés du travail concernant ce genre de chantier qui est délicat, elle reste éminemment politique concernant le choix du genre de chantier en question : comme on trouve l’argent facilement dans de tels cas, et comme on prétend dans le même temps être dans l’impossibilité d’améliorer sérieusement le sort de ceux qui ont des difficultés, ou même de ceux qui, en ayant moins, ne sont pas riches pour autant !
Joyeux Noël à ceux qui le méritent !
Pour la valeur qu’a encore ce mot sous nos latitudes matérialistes, on peut bien le souhaiter quand on le veut, à qui on le veut, et comme on le veut.


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